La trésorerie n’est pas un sujet d’argent (c’est un sujet de décisions)
Le cash ne disparaît pas par magie : il fuit à cause de décisions invisibles. Les réflexes 2026 pour reprendre le contrôle.

La trésorerie est rarement un “problème d’argent”. Dans la majorité des cas, c’est un problème de décisions : prix, conditions de paiement, rythme d’investissement, structure de coûts, pilotage du BFR. Le cash ne disparaît pas : il fuit.
Les 4 fuites les plus fréquentes
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Délais d’encaissement trop longs (DSO)
Vous vendez, vous facturez… mais l’argent arrive tard. Entre-temps, vous payez salaires, charges, fournisseurs. -
Marge insuffisante (ou mal comprise)
Une marge “comptable” peut masquer une marge réelle faible : temps non facturé, remises, SAV, retours, rework. -
BFR mal piloté
Stock trop élevé, achats trop tôt, acomptes insuffisants, production avant encaissement : votre croissance consomme du cash. -
Investissements sans scénario cash
Un investissement peut être rentable à long terme… et vous mettre à genoux à court terme si le cash n’est pas sécurisé.
Ce qui change tout : une routine de pilotage cash
La trésorerie se pilote comme un tableau de bord de survie :
- projection 30/60 jours,
- seuil minimal de sécurité,
- liste d’actions automatiques quand le seuil est menacé.
Actions simples et très efficaces
- Acomptes (20–50% selon secteur)
- Facturation plus fréquente (mensuelle, jalons)
- Conditions de paiement adaptées (et assumées)
- Relances structurées (process, calendrier, scripts)
- “Stop list” : dépenses silencieuses à geler en cas de tension
Mini-checklist (à faire chaque mois)
- Cash disponible + projection 60 jours
- DSO (délai moyen de paiement)
- Top 10 factures à encaisser (date / action)
- Marge réelle sur les offres principales
- BFR (stock, acomptes, dettes fournisseurs)
Conclusion : la trésorerie devient stable quand vos décisions sont alignées : marge, encaissement, BFR, rythme. Le cash n’est pas une fatalité, c’est un pilotage.